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Paillage : les erreurs à éviter pour une efficacité maximale

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Le paillage consiste à recouvrir la terre à l’aide de matériaux organiques ou non, dans le but de la protéger contre le gel, les mauvaises herbes et les insectes. Cette méthode maintient l’humidité au niveau des racines des plantes, ce qui contribue à leur bonne santé. Toutefois, pour garantir un paillage à l’efficacité maximale, il convient de rester vigilant. Serres du Val de Loire vous explique aujourd’hui les erreurs à éviter pour des cultures en bonne santé.

Ne pas prévoir de paillage pour l'été

Cette technique, connue pour protéger les plantes durant la saison froide, ne s’applique pas uniquement en hiver. En réalité, il est même primordial de réaliser cette opération en été, afin de préserver la fraîcheur de la terre lors des grosses chaleurs. De ce fait, à l’approche de cette saison, il est judicieux de pailler son sol, en prenant soin de bien préparer son terrain au préalable. En effet, pour un paillage à l’efficacité maximale, les racines des végétaux doivent être bien dégagées et, surtout, les mauvaises herbes, arrachées. Il convient aussi d’arroser avant de recouvrir la terre d’une couche d’environ 7 cm de matière. Attention cependant à laisser le collet des plantes respirer.

Cette démarche maintient l’humidité au niveau du sol et, ainsi, réduit également le besoin d’arrosage. On estime que le paillage, qui limite l’évaporation de l’eau, permet d’économiser jusqu’à 40 % d’eau en été ! 

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Plant arrosé avant paillage

Pailler un sol gelé en hiver

Il s’agit d’une erreur assez fréquente et qui, sans être trop grave, présente tout de même de vrais inconvénients. Pailler un sol gelé en hiver l’empêche de se réchauffer et bloque le froid au niveau des racines, ce qui peut impacter lourdement les plantations. Les professionnels recommandent de procéder à l’opération avant ou après les intempéries et la mauvaise saison, c’est-à-dire en automne ou en été, pour des végétaux bien protégés.

Utiliser un mauvais matériau de paillage

Il existe plusieurs solutions de paillages. Les matériaux utilisés peuvent être d’origine organique ou non et présentent tous des propriétés variées, qui s’appliquent plus ou moins bien aux plantes à protéger. L’un des principaux indices à surveiller est le pH de la matière. Mieux vaut, par exemple, recourir à des écorces de feuillus plutôt qu’à des écorces de pin, trop acides pour de nombreux végétaux. En revanche, cette solution convient très bien aux buissons ou plants de myrtilles, qui ont besoin d’acidité et peuvent donc être recouverts d’écorce de sciure ou de compost. Pour des plantations réclamant beaucoup d’arrosage, du paillis à base de noix de coco fait parfaitement l’affaire, doté d’un pH neutre et d’une très bonne capacité de rétention d’eau.

Paillis de cosse de sarrasin
Cosse de sarrasin
Paillage organique d'écore de chêne
Ecorces de pin

Oublier de retirer le paillage au printemps

Si le paillage représente une excellente manière d’isoler la terre pour la protéger contre les assauts du gel, des insectes et des mauvaises herbes, il reste indispensable de la laisser respirer au bout d’un moment ! Au printemps, après les gelées et les giboulées, vient le moment d’enlever le paillage. Si cette étape est oubliée, le sol se réchauffera naturellement, favorisant l’apparition de parasites au niveau des racines, ce qui se révèle particulièrement contre-productif. De même, il faut toujours retirer son paillage avant de procéder à de nouvelles plantations.

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