Sommaire

Paillage : secrets d’une technique millénaire

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Le paillage consiste à recouvrir le sol pour le protéger des intempéries et de l’apparition de mauvaises herbes. Le paillis, qui est répandu à sa surface, peut être de nature organique, minérale ou bien prendre la forme d’une toile de paillage biodégradable afin de nourrir et préserver la terre. Les experts de Serres du Val de Loire vous expliquent les avantages de cette méthode et vous aident à définir le meilleur paillage pour votre jardin.

Les avantages du paillage

Le paillis, qui recouvre la terre, ralentit notamment le phénomène d’évaporation de l’eau. On estime que, sur un sol nu et non paillé, celle-ci s’évapore environ trois fois plus vite qu’en milieu forestier. Le paillage absorbe cette eau et conserve l’humidité au niveau de la racine des végétaux pendant longtemps, ce qui offre la possibilité de réduire considérablement les séances d’arrosage.

De plus, au fil du temps, le paillis naturel, à base d’herbes ou de minéraux, se décompose pour former de l’humus, fertilisant ainsi la terre. Le paillage participe aussi à préserver la vie de la microfaune du jardin, qui regorge de petits insectes trouvant refuge au niveau des plantes et dont la présence se révèle essentielle à leur santé.

Le paillage contribue également à limiter l’apparition de mauvaises herbes, comme les adventices ou les pissenlits. Alternative naturelle très efficace au désherbage chimique, cette technique bloque les rayons du soleil au niveau du sol, ce qui évite le développement de ces plantes indésirables, qui ne peuvent ni germer ni grandir. Enfin, ce système permet aussi de prévenir le phénomène de battance, qui correspond à la formation d’une couche imperméable à la surface de la terre, qui apparaît naturellement suite aux intempéries et empêche l’eau et l’air de s’y infiltrer.

Quel est le paillage le plus efficace ?

On distingue plusieurs sortes de paillage, qui se révèlent plus ou moins efficaces en fonction de la nature du sol à protéger. La plupart du temps, les jardiniers optent pour un paillis végétal, qui peut prendre différentes formes : copeaux, écorces décomposées, déchets de taille, cosses de cacao, paille, foin ou encore tontes de gazon et terreau de feuilles.

Les paillis à base de bois s’emploient souvent pour un paillage longue durée sur les massifs d’arbustes. Ils protègent le sol des intempéries pendant plusieurs années et favorisent l’apparition de micro-organismes souterrains. Ils conviennent donc très bien aux terrains riches en minéraux.

Les tontes de gazon et paillis à base de feuilles et de végétaux, de leur côté, maintiennent particulièrement bien l’humidité au sol. S’ils ne peuvent rester en place que quelques mois, ils apportent à la terre beaucoup de matière organique. En nourrissant ainsi le sol, ce paillage s’avère idéal pour les cultures potagères.

Une autre alternative consiste à utiliser du papier journal ou du carton en guise de paillis. Ces matières recyclables, à base de papier, empêchent l’apparition d’adventices et préservent la terre. Attention toutefois à ne pas employer de journaux imprimés en couleurs car les encres contiennent des métaux lourds nocifs pour l’environnement.

Enfin, il existe des toiles spécialement conçues pour le paillage, en fibre de coco ou en jute. Celles-ci sont totalement biodégradables et peuvent rester en place durant trois ou quatre ans. Elles sont pensées pour recouvrir de grandes surfaces et laissent filtrer l’eau et l’air au niveau du sol, tout en empêchant l’apparition de mauvaises herbes.

Ces articles peuvent également vous intéresser

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *